Les grands principes de la sophrologies

Ces principes sont les piliers de la sophrologie. 

Pour le sophronisant (le patient), ces principes guideront la réflexion autour de sa pratique pour permettre son évolution vers la conscience de soi. Pour le praticien, ces principes sont gages du cadre, de l’éthique et de la déontologie mise dans sa pratique. Ils entourent la prise en charge et donnent tant à celui qui reçoit la séance qu’à celui qui la donne, le chemin à suivre dans la relation de soutien. 

Le principe de schéma corporel comme réalité vécue : L’équilibre d’un individu passe avant tout par la prise de conscience de son schéma corporel et de ses ressentis. La sophrologie travaille à la perception de notre propre corps, à la reconnaissance du corps comme état/ vecteur énergétique, à l’éducabilité des sensations, mais aussi à la prise de distance entre le corps vécu et ses représentations mentales. « Le corps est le port d’attache de la conscience ; La conquête du corps est la conquête de l’esprit » disait Caycedo, c’est donc en conquérant le corps que l’on peut travailler les choses de l’esprit. « Comme un navire d’exploration, notre conscience peut voyager ».

Le principe de l’action positive : Toute action positive dirigée vers la conscience (sous forme d’image, de mots, de sensations) a des répercussions positives sur l’ensemble de l’être humain. La sophrologie tend à cultiver le positif et les ressources de la personne. Elle cherche à activer/ réactiver/ reprendre conscience de ses nombreuses capacités pour les utiliser dans le quotidien. La sophrologie dynamise le positif au niveau des mots, des images, des sensations, des projets, des souvenirs…

Le principe de réalité objective : « Comprendre et percevoir son propre état de conscience et celui de son patient pour être un guide et établir une alliance ». Pas de jugement, pas d’interprétations, il est question d’acceptation inconditionnelle vis-à-vis de soi-même ainsi que vers l’interlocuteur. Le thérapeute doit pouvoir percevoir son propre état en toute lucidité (être au clair avec lui-même, être au clair avec la relation thérapeutique et ce qu’il s’y joue) ainsi que l’état de son patient. Le sophronisant quant à lui, sera peut-être confronté à des sensations, à des sentiments, à des réalités qu’il ne soupçonne pas. Le principe de réalité objective lui propose d’accueillir toutes ces sensations sans jugement sur soi-même. Accepter que les choses soient là.

Le principe d’adaptabilité :« Les techniques et théories de la méthode sophrologique doivent s’adapter à la réalité des pratiquants et non l’inverse ». C’est pourquoi nous partirons sur des textes composés spécialement pour vous, qui reprendront vos représentations mentales, vos idées, vos moments de bonheurs, etc. Ce principe est également valable pour la pratique en tant que tel et pour les positions à adopter en séance… Rien n’est figé, nous nous adapterons…